Affichage des articles dont le libellé est démocratie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est démocratie. Afficher tous les articles

vendredi 1 mai 2009

Dans "Liberté, Egalité, Fraternité", c'est souvent la fraternité qu'on oublie...

Question posée à Edgar Morin par Véronique Brocard et Catherine Portevin, dans le dossier " Qu'est-ce qu'être moderne" (Télérama n° 2929 du 1er mars 2006).

Réponse :
La liberté, on peut l'instituer. L'égalité, on peut l'imposer. Mais la fraternité, non. Elle ne peut venir que d'un sentiment vécu de solidarité et de responsabilité. Et pourtant, la fraternité est ce qui fait tenir le tryptique. La liberté seule tue l'égalité ; l'égalité imposée en principe unique tue la liberté. Seule la fraternité permet de maintenit la liberté tout en luttant contre les inégalités.

jeudi 20 novembre 2008

Vu, lu, goûté - 19 novembre 2008

Vu hier : Lost in Translation, en DVD
J’ai beaucoup aimé l’ambiance du film. J’étais fatiguée et j’ai été vite transportée dans un état flottant, comme le sont les personnages incarnés par Bill Murray et Scarlett Johansson par leur séjour au Japon.
Un beau film sur les passages brefs dans les hôtels et le sentiment d’inexistence qui peut s’emparer de vous à l’autre bout du monde, loin de vos repères familiers.

Lu : Mémoires, de Jean Monnet
Ou plutôt : « en train de lire ».
J’ai visité, quasiment par hasard, la maison de Jean Monnet, près de Bazoches-sur-Guyonne. Cette maison est celle où il a conçu l’Union Européenne et a passé le reste de sa vie à partir des années 50. La visite est gratuite et faite à l’aide d’un audioguide (avec un baladeur à cassettes ! souvenirs, souvenirs…). Ma découverte la plus étonnante : Jean Monnet avait proposé en 1940 de fusionner la Grande-Bretagne et la France en un seul pays unique (avec une seule monnaie, les mêmes lois, etc.) ! Cela paraît déjà tellement surprenant près de 70 ans après, mais le plus surprenant est d’apprendre que le projet avait été accepté par les deux pays ! Mais Pétain a déclaré l’armistice trop tôt et ce projet n’a jamais vu le jour.
Quand on y pense, si cela avait été, que serait le monde aujourd’hui ? je cherche un volontaire pour nous ré-écrire l’histoire, à l’image des romans inspirés par Lindbergh.
Bref, cette visite m’a donné envie d’en savoir plus et j’ai saisi l’occasion d’une brocante pour acheter les deux tomes des Mémoires de Jean Monnet.
J’en suis actuellement aux trois quarts du tome 1. Le livre commence par l’histoire de ce projet de fusion anglo-français avorté, puis suit ensuite un ordre chronologique classique, à partir de la naissance de Jean Monnet.
Mes impressions ? « Mémoires de Jean Monnet, ou : La Guerre Administrative ».
Au début, j’étais complètement perdue. Beaucoup de noms, de fonctions administratives, d’extraits de documents… Dans ses mémoires, Jean Monnet parle très peu de lui (de ses sentiments, de sa famille, etc.), mais plutôt de ce qui l’a conduit à mener telle ou telle action, quelles personnes il a rencontrées et quelles méthodes il a utilisées. Bref, ce livre manque de chair, mais par contre (une fois qu’on s’y est fait), c’est passionnant de voir les coulisses des deux guerres mondiales. En effet, on parle toujours des généraux et des batailles, mais il fallait bien les armer, les nourrir, organiser le ravitaillement, orienter la production… et Jean Monnet a eu un grand rôle à jouer dans ces actions-là.
J’en suis maintenant en 1943, où il raconte comment il a fait pour faire travailler ensemble les Français des colonies et ceux de Londres.
PS : en face de la maison de Jean Monnet, une maison extraordinaire. Celle de Louis Carré, construit pour lui par Alvar Aalto. Réservation recommandée.

Goûté : l’omelette aux fritons de canard
J’avais dans mes placards une conserve de fritons provenant d’un panier gourmand (cadeau de Noël du CE). Les fritons ressemblent à une sorte de rillettes. On les a mangés hier dans une omelette, accompagnée de pommes de terre sautées, c’était délicieux.
Mode d’emploi : faire chauffer les fritons à la poêle ; quand ils sont bien chauds, verser les œufs battus dessus ; former l’omelette ; servir.
Axe d’amélioration : nous avons appris hier que pour faire des pommes de terre sautées, il fallait d’abord les faire cuire à l’eau. Comme nous ne le savions pas, nous avons mis directement les dés de pdt dans la poêle. Quand on s’est rendus compte de notre erreur, on a rajouté de l’huile pour faire des mini-frites. C’était un peu havi, mais bon quand même !

mardi 4 septembre 2007

Pause : la chose publique, le japon, et un beau test

Les grandes choses de l'Etat sont tombées, les petites seules sont debout, triste spectacle public. On ne songe plus qu'à soi. Chacun se fait, sans pitié pour le pays, une petite fortune particulière dans un coin de la grande infortune publique.
Victor Hugo


Des érections pour faire respirer son pénis !


Le blog de l'église de Saint-Eustache
Avec notamment les concerts, les auditions d'orgue, les expositions et les activités de la paroisse de Saint-Eustache


Solidarité sur le net, solidarité dans la vie ?
La solidarité virtuelle existe bel et bien et est très forte. Mais elle ne se concrétise pas dans la vraie vie.
Et si je veux vraiment être honnête... je suis encore loin, très très très loin de m'impliquer autant dans mon quartier, ma ville, ma région... que je ne le fais sur le net. Cela fait 3 ans que je vis ici, je ne connais pas la plupart de mes voisins... [...] Via le net, j'ai touché, sans le savoir, des gens que je fréquente et qui ont, ce que je ne savais pas non plus, les mêmes idées que moi !


La solidarité à l'échelle d'un quartier
Dans notre quartier anciennement "défavorisé" nous ne faisons plus fonctionner la grande consommation depuis trois ans : jardins et poulaillers à plusieurs, gardes d’enfants planifiées (celui qui ne bosse pas cette demi-journée), aide aux devoirs en rassemblant les jeunes d’un même niveau . On sait chez qui est entreposé tel outil, le service à fondue, la tondeuse, bref les choses qui ne servent pas tous les jours et qu’il est inutile de multiplier [...]


Snips, Snails, and Puppy Dog Tails
There's finally proof that boys do ruin schools for girls.


Les grandes oreilles
Je dois dire que Patrick Devedjian m'est particulièrement antipathique, en particulier à cause de son engagement de jeunesse dans le groupe fasciste "Occident".


Perles de culture
Ils agissent, pensent et consomment de manière éthique. Ils s’appellent les « créatifs culturels » et sont, paraît-il, en train de changer le monde. Z’en êtes ?
Ce n’est pas une communauté à proprement parler, puisque les membres ne se connaissent pas et ignorent même qu’on les a regroupés sous la même étiquette. Mais c’est une tribu puissante, qui partage un certain nombre de valeurs.
[...] Dans l’Hexagone, en passant outre les questions de spiritualité (qui nous rebutent, nous autres, indécrottables laïcards), on arrive au chiffre de 38% de créa’cul. Cela paraît beaucoup dans un pays converti désormais au « travailler plus pour gagner plus ».


Plastic Ocean
Photos spectaculaires... je vous laisse la surprise...


What Kind of Reader Are You?
Your Result: Dedicated Reader
You are always trying to find the time to get back to your book. You are convinced that the world would be a much better place if only everyone read more.
=> ça me correspond très bien !


Le coin du japon

Compliment japonais

Love Tokyo... sans bouger de Paris
du 25 août au 13 octobre au Bon Marché

Coloriage à Tokyo
"Comme il faut bien s’occuper pendant les vacances, et vu que le temps n’est pas encore à la fête, pourquoi ne pas faire un peu de coloriage? Pas du tout bête, mais du spectaculaire. Pour promouvoir un nouveau modèle de téléviseur LCD, Sony a recouvert de diodes lumineuses la façade de son “Sony Building” de Tokyo. Le bâtiment, pas forcément très joli, s’illumine chaque soir des points déposés par les Internautes via un site Web en piochant des couleurs dans une mire de barres TV. La séance de coloriage dure jusqu’au 26 septembre à raison de quatre heures par jour, pour un résultat visible via une Webcam. À vos souris !" X.F.
Source : ibâtiment

dimanche 5 août 2007

Poésie et Démocratie

"Il faut la poésie pour que le rapport de l'être parlant à ses proches échappe, par exemple, aux dégradations que lui fait subir la production d'idéologies. Et qu'est-ce que cela signifie, sinon que la création poétique est le ferment naturel de l'esprit démocratique, dont la seule définition radicale est la reconnaissance par chacun de la pleine dignité des autres êtres ? Sans poésie pas de démocratie, bientôt."

Yves Bonnefoy - La parole poétique - Texte de la 322ème conférence de l'Université de tous les savoirs donnée le 17 novembre 2000

Précédemment, le conférencier a défini comme la parole, la philo, etc. comme générateurs de concepts, et par conséquence, éloignés de la réalité concrète des choses, contrairement à la poésie, qui nous rapproche de l'être, de la réalité et de l'individualité des choses.

Avouez, vous n'y auriez pas pensé qu'en fait, la poésie, c'est la base indispensable de la démocratie?
A quand notre président déclamant Heureux qui comme Ulysse ?

Acheter Acheter le livre